Aurore Didier, la vallée de l’Indus et le CNRS

Si on vous dit archéologue vous pensez sûrement fouilleur, ossements, tessons de poteries et poussière. Détrompez-vous, l’archéologie, c’est bien plus que cela.

L’Alliance Française de Karachi est en pleine effervescence avec la présence d’Aurore Didier,  archéologue du CNRS qui a donné une conférence sur la civilisation de la Vallée de l’Indus lundi 25 novembre 2013.

Passionnée depuis l’enfance par l’Asie du Sud Est et l’archéologie, cette jeune chercheuse s’est rapidement spécialisée dans la civilisation de l’Indus.

Son DEA et sa thèse portaient sur les poteries du Makran à l’Âge du Bronze ancien. Pour travailler sur ce sujet peu exploré elle est entrée en contact avec la mission archéologique du Pakistan. C’est ainsi qu’a commencé sa collaboration avec Roland Besenval (voir le portrait de Roland Besenval).

Elle travaille depuis plus de 10 ans dans le sous-continent indien. Cette brillante chercheuse membre du CNRS ne cache pas sa fascination pour le Pakistan. « Cette zone n’a été que très peu étudiée, à part quelques descriptions de gazetteurs anglais il n’y a presque rien » nous a-t’elle confié.

Aurore Didier a passé plusieurs années dans le Makran où elle a cherché, étudié et sauvegardé un grand nombre de vestiges. C’est de concert avec Roland Besenval qu’elle a exploré la zone du Makran. Cette spécialiste est depuis 2013 directrice de la mission archéologique dans la Vallée de l’Indus.

Elle a passé plus d’une semaine à Karachi pour faire un état des lieux sur les recherches archéologiques dans le Sindh. En effet ce champ reste largement inexploré malgré les immenses richesses de cette région. C’est tout un pan de civilisation et d’histoire qui est à découvrir.

L’Alliance française de Karachi aura donc le plaisir de l’accueillir à nouveau.

 

Marion Rolland

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